Chaises musicales en Europe : Chelsea, Man United et le Real Madrid misent sur du neuf
Publié le 13 janv. 2026 à 12:24
Chelsea a ouvert le bal le 1ᵉʳ janvier en annonçant le départ d’Enzo Maresca. Après dix-huit mois à Stamford Bridge, marqués notamment par des succès en Ligue Conférence et à la Coupe du monde des Clubs mais aussi par des tensions avec la direction, Maresca a quitté son poste par consentement mutuel. Les Blues, actuellement hors du podium de la Premier League et en quête de stabilité, ont rapidement désigné Liam Rosenior comme son successeur. L’ancien coach de Strasbourg, en discussions avancées avec les dirigeants londoniens début janvier, devrait apporter une vision plus jeune au projet.
À Old Trafford, Manchester United a suivi quelques jours plus tard avec le limogeage de Ruben Amorim, le 5 janvier, après un peu plus d’un an en poste. Le Portugais n’a jamais réussi à imposer son empreinte malgré des investissements importants l’été dernier et une place qui flirte avec le milieu de tableau. Darren Fletcher a d’abord assuré l’intérim avant qu’un accord de principe ne soit scellé pour confier la suite de la saison à Michael Carrick, figure bien connue des fans rouges, en qualité de manager intérimaire jusqu’à la fin de la saison. L’objectif pour Carrick sera clair : redonner de l’élan au groupe et surtout viser une qualification en Ligue des Champions la saison prochaine.
En Espagne, c’est le Real Madrid qui a créé la dernière surprise en date. Xabi Alonso, entré en fonctions l’été dernier avec un projet ambitieux après son succès en Allemagne avec Leverkusen, s’est séparé du club par accord commun le 12 janvier, après une défaite en Supercoupe d’Espagne face au Barça (3-2) et plusieurs résultats en demi-teinte. Malgré une place encore confortable en Liga et un bilan global positif, les relations avec certains cadres du vestiaire et les attentes du club ont précipité la décision. Álvaro Arbeloa, ancien joueur maison et actuel entraîneur de la réserve madrilène, prend le relais de manière provisoire.
Ces trois décisions rapprochées traduisent autant une impatience des directions que des exigences élevées des supporters dans des clubs où chaque point perdu ou défi manqué se paie cash. À Chelsea comme à Manchester United, le défi immédiat sera de stabiliser des effectifs en quête de constance. Au Real Madrid, l’institution mise sur une transition interne en attendant de définir sa stratégie à plus long terme. Les prochaines semaines, et particulièrement les grands rendez-vous en coupes et championnat, s’annoncent décisives pour ces nouveaux capitaines de bord.