Coupe du monde 2026 : la Palestine échoue sur le fil face à Oman, l'Australie assure sa qualification
Publié le 11 juin 2025 à 07:15
Un parcours historique
Pour la première fois de son histoire, la Palestine a atteint la troisième phase des éliminatoires asiatiques pour la Coupe du monde. Après avoir terminé deuxième de son groupe lors des éliminatoires précédents, elle a rejoint les 18 meilleures équipes d'Asie pour cette phase décisive. Malgré un classement FIFA modeste (101e), la sélection palestinienne a prouvé sa valeur sur le terrain.
Lors de cette phase, la Palestine a notamment tenu en échec la Corée du Sud, une équipe régulièrement qualifiée pour la Coupe du monde, avec un match nul 0-0 à Séoul. À domicile, ou plutôt à Amman, elle a également accroché la Corée du Sud (1-1) grâce à un but de Zaid Qunbar.
Le match décisif contre Oman
Le 10 juin 2025, la Palestine affrontait Oman dans un match crucial pour accéder aux repêchages asiatiques. Un match nul suffisait aux Palestiniens pour espérer, mais une victoire était nécessaire pour se qualifier directement. Le match a basculé en seconde période : Oday Kharoub a ouvert le score pour la Palestine à la 49e minute, offrant un espoir tangible de qualification.
Cependant, à la 73e minute, Oman a perdu un joueur sur expulsion, offrant à la Palestine une supériorité numérique. Malgré cet avantage, les Palestiniens n'ont pas su concrétiser. Dans les arrêts de jeu (90+5), un penalty controversé a été accordé à Oman pour une faute jugée dans la surface. Al Sabhi n'a pas tremblé et a transformé l'occasion, envoyant les deux équipes à égalité (1-1) et éliminant la Palestine de la course à la qualification.
Une équipe au-delà du football
Cette campagne éliminatoire a été bien plus qu'une simple aventure sportive pour la Palestine. Elle a représenté un symbole d'espoir et de résistance pour un peuple meurtri par des décennies de conflit. Les joueurs ont porté le drapeau palestinien avec fierté, jouant non seulement pour eux-mêmes, mais pour tous les Palestiniens, qu'ils soient à Gaza, en Cisjordanie ou dans la diaspora.
Le sélectionneur Makram Daboub a souligné l'importance de cette équipe : "Nous jouons pour chaque Palestinien, partout dans le monde. Ce n'est pas seulement du football, c'est un message de résistance et d'unité."
L’Australie fidèle au rendez-vous mondial
Tandis que la Palestine voyait son rêve s'effondrer dans les derniers instants, l'Australie, elle, validait sa sixième participation consécutive à une Coupe du monde. À Jeddah, les Socceroos se sont imposés face à l’Arabie saoudite (2-1), dans une rencontre tendue et tactiquement disputée. Une victoire capitale qui leur permet de terminer deuxièmes du groupe C, derrière un Japon impérial, et de décrocher leur billet pour le Mondial 2026.
Menés au score après un but d'Abdulrahmane Al-Abud à la 19e minute, les Australiens ont renversé la situation grâce à deux buts clés : Connor Metcalfe juste avant la mi-temps (42e) et Mitch Duke au retour des vestiaires (48e). Cette capacité à répondre rapidement, typique du pragmatisme australien, illustre la solidité mentale d’une équipe rodée aux joutes internationales.
Depuis son intégration à la Confédération asiatique (AFC) en 2006, l’Australie s’est imposée comme l’un des piliers du football asiatique. Elle dispute ici sa septième Coupe du monde au total, une régularité impressionnante pour une nation longtemps cantonnée à des qualifications marginales en Océanie.
« Nous avons su garder notre sang-froid et imposer notre jeu, même sous pression », a déclaré le sélectionneur Graham Arnold à l’issue de la rencontre. « Ce groupe a du caractère, et il le montre dans les moments cruciaux. »
Cette qualification est aussi une reconnaissance du travail de fond mené par la fédération australienne pour développer un style de jeu plus fluide et compétitif. Longtemps perçus comme robustes, mais peu créatifs, les Socceroos affichent désormais un profil plus équilibré, capable d’allier pressing, possession et verticalité rapide. Le gardien Mathew Ryan, toujours pilier de la sélection, incarne cette continuité précieuse, tandis que des jeunes comme Kusini Yengi ou Jordan Bos incarnent la relève.