Du vestiaire aux coulisses, Sergio Ramos rêve de reprendre son club formateur le FC Séville
Publié le 3 janv. 2026 à 13:28
Le FC Séville traverse une période délicate, marquée par une dette estimée à plus de 60 millions d’euros et une instabilité institutionnelle persistante. Un fonds d’investissement américain était jusqu’ici en discussions avancées, mais aurait revu son offre à la baisse après l’analyse détaillée des comptes. Ce retrait partiel a rebattu les cartes et donné du poids à la proposition menée par Ramos, présentée comme la plus élevée reçue à ce stade.
Le symbole est fort. Formé à Séville, où il a effectué toute sa formation puis lancé sa carrière professionnelle avant de rejoindre le Real Madrid en 2005, Sergio Ramos a toujours revendiqué son attachement au club. Revenu une dernière fois comme joueur lors de la saison 2023-2024, il n’a jamais caché son malaise face à la situation sportive et financière de l’institution. D’après la presse locale, son projet ne se limite pas à un investissement financier mais s’inscrit dans une volonté de stabilisation à long terme, avec une gouvernance plus locale et identifiable.
Reste une inconnue majeure : l’avenir sportif du défenseur. Libre depuis la fin de son aventure à Monterrey, Ramos n’a pas officiellement annoncé sa retraite et étudie encore des options pour poursuivre sa carrière en Europe. Or, la réglementation espagnole interdit à un propriétaire ou actionnaire majoritaire d’un club d’évoluer comme joueur dans les compétitions nationales, afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Un paramètre qui pourrait l’obliger à choisir rapidement entre le terrain et les bureaux.
Pour Séville, l’arrivée potentielle de l’une de ses plus grandes figures pourrait redonner de la crédibilité et calmer un climat devenu tendu. Pour Ramos, ce serait une manière de boucler la boucle, en tentant de relever, cette fois en costume, le club qui l’a révélé.