L'Iran boycotte le tirage au sort et relance les tensions autour du Mondial

Publié le 28 nov. 2025 à 11:35

L’Iran ne sera pas représenté au tirage au sort de la Coupe du monde 2026, prévu le 5 décembre à Washington. La fédération a confirmé son boycott après le refus des autorités américaines d’accorder un visa à plusieurs membres de sa délégation, dont son président, Mehdi Taj.

Selon les informations relayées par des médias iraniens, une partie du contingent (notamment le sélectionneur Amir Ghalenoei) avait bien obtenu les documents nécessaires. Mais le rejet des demandes concernant plusieurs responsables, en particulier celle du président de la fédération, a poussé Téhéran à renoncer à envoyer une délégation officielle. Le porte-parole de la fédération a dénoncé une décision « sans rapport avec le sport », précisant avoir alerté la FIFA de la situation. Mehdi Taj, lui, a qualifié la mesure de « position politique » et a affirmé avoir demandé directement à Gianni Infantino d’intervenir.

Ce blocage intervient dans le cadre des restrictions d’entrée imposées par les États-Unis à une liste de pays, dont l’Iran, dans un contexte diplomatique toujours très tendu. Si les joueurs et leur entourage bénéficieront d’exemptions spécifiques durant le tournoi, ce n’est pas le cas de certains dirigeants ni des supporters, alors que la compétition se déroulera majoritairement sur le sol américain. L’Iran, qualifié depuis mars et placé dans le chapeau 2, suivra donc le tirage à distance.

Ce boycott ne devrait pas modifier le déroulement de la cérémonie, mais il ajoute une nouvelle couche de crispation à un Mondial 2026 déjà marqué par des enjeux politiques sensibles. Pour l’équipe nationale iranienne, l’essentiel reste sportif, même si ce premier incident rappelle que le tournoi ne se jouera pas seulement sur le terrain.