Rolland Courbis s’est éteint à 72 ans, le football français perd une voix familière

Publié le 12 janv. 2026 à 10:57

Rolland Courbis est mort ce lundi 12 janvier 2026 à l’âge de 72 ans. L’annonce a été faite dans la matinée par RMC, radio sur laquelle il officiait comme consultant depuis près de vingt ans. Ancien joueur, entraîneur marquant du football français et figure médiatique incontournable, le Marseillais laisse derrière lui une trajectoire singulière, faite de passion, de succès, de zones d’ombre et d’une parole reconnaissable entre toutes.

Né à Marseille en 1953, Courbis avait d’abord connu une carrière de défenseur solide, sacré champion de France avec l’OM en 1972 puis à deux reprises avec l’AS Monaco, en 1978 et 1982. Rapidement attiré par le banc, il s’était reconverti entraîneur à la fin des années 1980. Sa carrière de technicien l’a mené sur de nombreux bancs, de Toulon à Bordeaux, de Toulouse à Ajaccio, sans oublier Montpellier, qu’il a contribué à relancer durablement.

C’est surtout à l’Olympique de Marseille que Rolland Courbis a laissé une trace forte. Entre 1997 et 1999, il conduit un OM encore en reconstruction jusqu’à une finale de Coupe de l’UEFA et une deuxième place en championnat, au terme d’un duel serré avec Bordeaux. Un épisode resté marquant pour les supporters, malgré une finale européenne perdue face à Parme.

À partir de 2005, Courbis devient une voix centrale de RMC. Consultant régulier, il impose un ton direct, parfois rugueux, souvent pédagogique, toujours habité. Son accent marseillais, ses formules et sa proximité avec les auditeurs font de lui l’un des visages – ou plutôt l’une des voix – du débat football en France. « Rolland Courbis s’est éteint cette nuit à cinq heures du matin », a déclaré à l’antenne Karim Nedjari, directeur général de RMC, saluant un homme « profondément attaché au jeu et aux gens qui le font vivre ».

Ces dernières années, malgré une santé fragile, il avait poursuivi ses interventions médiatiques, apparaissant encore ponctuellement à la télévision. Avec sa disparition, le football français perd bien plus qu’un ancien entraîneur : un personnage, une liberté de ton et une manière très personnelle de raconter le jeu.