Sepp Blatter appelle les supporters à éviter les États-Unis : « Vous verrez mieux à la télévision »

Publié le 27 janv. 2026 à 10:01

Sepp Blatter a ravivé le débat autour de la Coupe du monde 2026. Lundi 26 janvier, l’ancien président de la FIFA s’est publiquement prononcé en faveur d’un boycott des États-Unis par les supporters, invoquant des raisons de sécurité et un climat politique qu’il juge dissuasif, à un peu plus de quatre mois du coup d’envoi du tournoi.

Dans un message publié sur le réseau social X, le dirigeant suisse de 89 ans a relayé les propos de l’avocat anticorruption Mark Pieth, interrogé par le quotidien suisse Tages-Anzeiger. « Pour les supporters, un seul conseil : évitez les États-Unis », a écrit Blatter, estimant que son compatriote « a raison de questionner cette Coupe du monde ». Pieth évoque notamment la situation intérieure américaine, pointant la marginalisation d’opposants politiques et les méthodes des services d’immigration.

L’avocat, qui avait collaboré avec la FIFA sur des projets de gouvernance au début des années 2010, va plus loin dans ses déclarations. Selon lui, les supporters étrangers devraient s’attendre à des contrôles stricts et à des expulsions rapides en cas de litige avec les autorités. « De toute façon, vous verrez mieux à la télévision », affirme-t-il, une formule reprise et assumée par Blatter, qui n’a jamais caché ses désaccords avec l’actuel président de la FIFA, Gianni Infantino.

Cette prise de position intervient dans un contexte déjà tendu autour du Mondial 2026, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique du 11 juin au 19 juillet. Les récentes décisions américaines en matière de politique migratoire et diplomatique ont nourri, en Europe notamment, les premières hypothèses de boycott, même si aucune fédération majeure ne s’y est officiellement associée à ce stade.

En France, Philippe Diallo, président de la FFF, a d’ailleurs tenu à calmer le jeu, assurant qu’il n’existait « aucune volonté » de boycotter la compétition. Reste que la sortie de Sepp Blatter, figure toujours clivante du football mondial malgré son acquittement définitif en 2025, ajoute une couche de controverse à une Coupe du monde déjà très politique.